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Murder house

étoile 4,5

Je suis content de voir qu’il est encore possible de créer des séries originales. C’est dommage qu’il fasse se tourner vers les chaines du câble la plupart du temps, mais si c’est la condition pour avoir des séries de qualités et qui ne sonnent pas comme un air de déjà vu, je suis preneur. Dans ce troisième épisode, American horror story laisse de côté son ambiance un peu glauque et perturbante pour faire avancer l’histoire et des débuts de réponses sont amorcés.

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Je pense que c’est une bonne chose de ne pas assaillir le téléspectateur d’images choquantes, de scènes gores, dérangeantes, effrayantes et angoissantes. On aurait fini par se lasser, ca n’aurait fait que nous étouffer et au final, on aurait finit par s’ennuyer. Heureusement, American horror story ne tombe pas (encore) dans l’enchainement bête et facile des scènes choques. Cet épisode est donc relativement sobre par rapport au deux premiers. On retrouve néanmoins quelques scènes assez violentes psychologiquement mais qui restent softs visuellement.

Même si j’ai commencé la série parce qu’elle m’intriguait et que je voulais voir jusqu’où une série pouvait aller en se définissant comme un thriller psychosexuel, je ne pense pas que j’aurais adhérer s’il n’y avait pas un minimum de scénario. C’est ce que The walking dead n’avait pas comprit dans sa première saison en se contentant de miser sur les zombies. Cet épisode apporte donc des réponses, notamment sur la relation entre Moira et Constance. La femme de ménage aurait donc été violée par le mari de Constance, et celle-ci dans un excès de rage les aurait abattus. Voilà donc ce qui les lie. Mais on ne sait toujours pas ce que Moira est. Est-ce un fantôme ? C’est ce qui est laissé présagé quand on retrouve le corps de celle-ci, enterré dans le jardin. Frances Conroy a été parfaite (notamment quand elle apprend qu’elle restera coincé de la maison) et c’est une actrice bourrée de talents que j’apprécie énormément. Je ne connaissais pas vraiment Jessica Lange, mais elle est également parfaite dans son rôle. Tate et Violet sont un peu plus en retrait ici, on n’en sera donc pas plus pour le moment pour ce dernier et ce qui le lie à Constance, Moira et la maison.

Vivien est aussi un peu plus en retrait dans cet épisode, son mari lui vole la vedette. C’est un mal pour un bien, et je me suis rendu compte que de tous les personnages dérangés de la série, Vivien était la plus normale et la plus censée de tous. Son mari est quant à lui submergé et on arrive à ressentir ces émotions. Il n’arrive pas à se défaire de tout ce qui lui arrive, et on a même un peu de peine pour lui. Dylan McDermott montre ici qu’il est quand même un très bon acteur. Entre sa maitresse qui revient pour lui dire qu’elle n’a pas avorté, la femme de ménage qui joue avec lui,  Larry qui le colle sans qu’on sache ce qui lui veut et maintenant les problèmes d’argents, il finit par craquer. Je savais que sa folle de maitresse allait revenir, mais je ne m’attendais pas à ce que Larry la tue. J’ai été aussi surpris que choqué, et ce n’était pas pour me déplaire.

Tandis que Vivien essaye de vendre sa maison, elle apprend que celle-ci fait partie d’un tour touristique sur les lieux horrifiques de Los Angeles. Cela nous permet d’apprendre que la maison fut créée par un docteur, Charles, qui s’amusait à créer des créatures bizarres (et ca m’a fait plaisir de retrouver Matt Ross de Big love, toujours avec un rôle de psychopathe). Sa femme n’est pas mieux puisqu’elle faisait payer les jeunes femmes pour se faire avorter. La grossesse de Vivien prend donc une toute autre tournure, surtout depuis que la femme de Charles lui tourne autour.

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Quelques éléments de réponses sont donnés dans cet épisode. Il me tarde de savoir toute l’histoire de la maison des Harmons, et je reste agréablement surpris de la série. De toutes les histoires de maisons hantées que j’ai pu voir, celle-ci reste la meilleure pour le moment. Je reste néanmoins sur mes gardes pour la fin, tout peut toujours très vite tourner au vinaigre.

Guizmo